Baromètre « Diversité & Inclusion en Entreprise » 2026

Baromètre 2026 : La DEI entre maturité opérationnelle et exigence de preuves

Le Baromètre 2026 marque l’entrée des politiques de diversité et d’inclusion dans une phase de maturité. L’engagement des entreprises reste largement reconnu (72% des salariés, +12 points depuis 2023), mais cette reconnaissance s’accompagne désormais d’une exigence accrue : celle de la démonstration tangible de l’impact. Le sentiment d’efficacité recule (66%, -11 points vs. 2025), signalant que la légitimité ne repose plus sur la seule affirmation de valeurs, mais sur la capacité à prouver des résultats concrets. Dans un contexte de concurrence des priorités stratégiques, les salariés attendent transparence, pédagogie et redevabilité mesurable.

Méthodologie de l'enquête

Cette étude n’est pas un sondage d’opinion, c’est une enquête sociologique représentative.

  • Institut : Ipsos bva
  • Échantillon : 1 500 salariés représentatifs de la population active française
  • Méthode : Quotas (Genre, Âge, CSP, Secteur, Région)
  • Période de collecte : Février 2026
  • Partenaire Analytique : Bain & Company

Les chiffres clés de la Diversité en 2026

des salariés jugent leur entreprise engagée
0 %
appartiennent à au moins une diversité
0 %
estiment que l'engagement empêche les discriminations
0 %
souhaitent que leur entreprise s'engage au moins autant qu'aujourd'hui
0 %
equipe corporate diverse succes collectif marque employeur afl diversity

La diversité n'est plus un sujet périphérique, c'est une réalité opérationnelle ancrée

La diversité concerne désormais une majorité des collaborateurs. En 2026, 64% des salariés appartiennent à au moins une forme de diversité (+6 points vs. 2023), et 34% s’identifient à plusieurs diversités simultanément.

L’engagement des entreprises demeure largement reconnu : 72% des salariés considèrent que leur organisation s’engage sur les enjeux DEI (+12 points depuis 2023). Cette perception s’inscrit dans un contexte international polarisé, mais le modèle français témoigne d’une forme de stabilité.

Pour autant, le sentiment d’efficacité recule : seuls 66% estiment que cet engagement est à même d’empêcher les discriminations (-11 points vs. 2025). Ce décalage traduit une exigence accrue de preuves tangibles.

Pas de backlash, mais une demande de clarification et de preuves concrètes

Les salariés ne manifestent pas de backlash. Ils demeurent majoritairement favorables aux politiques DEI (61%), mais la structure de cet engagement évolue. Les profils les plus militants reculent (11% en 2026 contre 23% en 2025), tandis que les oppositions diminuent également (-4 points). Ce double mouvement traduit une dépolarisation : la DEI s’inscrit davantage dans une forme de normalité organisationnelle.

La part des salariés ouverts à un arrêt des politiques recule significativement (25%, -9 points vs. 2025). Les réserves exprimées révèlent moins un rejet de principe qu’un besoin de clarification : 39% évoquent la crainte d’une discrimination inversée, 30% mentionnent une remise en cause de la méritocratie.

Ces chiffres soulignent la nécessité d’un effort renforcé de pédagogie sur les objectifs réels des politiques DEI : corriger des discriminations persistantes et garantir l’équité.

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L'enjeu de la démonstration : vers une DEI pilotée et mesurée

Si les expériences de discrimination diminuent (36% des salariés appartenant à une diversité y sont confrontés, contre 12% pour les autres), elles demeurent significatives. Parallèlement, le déficit de visibilité sur les résultats concrets s’accentue : seuls 24% des salariés indiquent que des indicateurs clairs sont en place pour mesurer les progrès.

Les salariés identifient clairement les leviers d’action prioritaires : 60% pointent le manque d’explications et de communication (+5 points vs. 2025), 57% évoquent un déficit d’ambition au plus haut niveau, 56% citent un manque de transparence. Les dispositifs jugés les plus efficaces sont le recrutement fondé sur les compétences (49%), la sensibilisation et la formation (38%), et l’exemplarité du management (37%).

La phase actuelle ne relève pas d’une remise en cause, mais d’une entrée dans une séquence de maturité : la légitimité repose désormais sur la capacité à démontrer un impact réel et piloté.